Changement climatique

Page mise à jour le 21 février 2018

Analyse de documents

Analyse du dossier Nucléaire et Climat paru dans le n°3 de la Revue Générale Nucléaire (2015)

  • Accord de Paris : Pour limiter le réchauffement climatique à 2°C, les Nations Unies préconisent une réduction des émissions de carbone de 50% d’ici 2010, par rapport à 1990 et une émission nulle d’ici 2100. Entrée en vigueur prévue en 2020.
  • Dans 35 ans, 80% de l’électricité devra être bas carbone, contre 30% aujourd’hui.
  • Actuellement, seuls 6 pays sont dans les clous. Sur ces six, quatre produisent de l’électricité nucléaire :
    • France (77% de nucléaire, 17% de renouvelables)
    • Suisse (40% de nucléaire)
    • Suède (40% de nucléaire)
    • Brésil (2 réacteurs nucléaires)
  • Depuis 1990, année de référence du protocole de Kyoto, Les émissions de CO2 n’ont cessé de coître (+60%). Si le mix électrique reste dominé par les énergies fossiles, la hausse de température risque d’atteindre 6°C.
  • Le GIEC identifie 3 types d’électricité bas carbone : renouvelables, nucléaire et capture/séquestration du carbone (CCS).
  • Émissions de CO2 par kWh (entre parenthèse, les chiffres donnés dans le cours. Ceux-ci diffèrent de ceux du dossier) :
    • Nucléaire : 15 g (15 g)
    • Gaz : 400 g (491 g)
    • Charbon : 700 g (1024 g)
    • Éolien : 11 g (16 g)
    • Photovoltaïque : 45 g (45 g)
    • Solaire thermodynamique (CSP) : (7 g)
    • Hydraulique : (6 g)
  • L’électricité représente aujourd’hui 17 % du mix énergétique. L’AIE préconise 25 % en 2050. Transports électrifiés par rail et voiture électrique sont amenés à se développer…
  • Le GIEC a fixé un objectif à ne pas dépasser (budget carbone) : ne pas rejeter plus de 2900 milliards de tonnes de CO2 cumulées depuis l’ère préindustrielle. Or 2000 milliards de tonnes ont déjà été relâchées dans l’atmosphère, avec une forte accélération au cours des 40 dernières années : 1000 milliards de tonnes.
  • Plaidoiries pour le maintien du parc nucléaire français, pour l’accès à l’énergie nucléaire pour tous les pays, pour que les financements climatiques bénéficient aussi à l’énergie nucléaire.
  • L’arrêt des réacteurs japonais suite à l’accident de Fukushima a conduit le pays à utiliser plus d’énergie fossile (pourcentage dans le mix électrique porté à 85%). Le pays a du se désengager des accords de Kyoto.
  • En 2050, les six plus grandes économies mondiales seront les États-Unis et les « BRICS » (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). Tous exploitent des réacteurs nucléaires et intensifient leurs programmes (constructions en cours).
  • Huit scénarios seulement sur 1200 étudiés par le GIEC présentent un réchauffement climatique limité à 2°C et une sortie du nucléaire.
  • Scénario 2DS de l’AIE : doblement de la capacité brute nucléaire, d’ici 2050.
  • Complémentarité des énergies renouvelables (intermittent) et nucléaire (pilotable).
  • Coût du réchauffement climatique :
    • Multiplication et aggravation des phénomènes météorologiques extrêmes (canicules, inondations, sécheresses, cyclones)
    • Baisse de la biodiversité (20 à 30% des espèces animales et végétales menacées d’extinction)
    • Montée du niveau des mers et des océans (plus d’un mètre d’ici la fin du siècle)
    • Baisse des ressources en eau potable (entre 20% et 50% dans certaines régions)
  • … entraînant flux migratoires et conflits liés à l’accès aux ressources : baisse des rendements agricoles dans des régions où l’agriculture reste le principal moyen de subsistance pour 80% de la population… au moment où la FAO estime qu’il faudra accroître de 70% la production alimentaire pour nourrir 9 milliard d’humains en 2050.

Bibliographie