Problèmes énergétiques : liens entre énergie et économie

Page mise à jour le 8 octobre 2018

Présentation

  • Principaux indicateurs macro-économiques et énergétiques
    • PIB
    • Consommation d’énergie primaire ou finale
    • Intensité énergétique
  • Sources : Banque Mondiale et Agence Internationale de l’énergie
  • Échanges d’énergie entre états
  • Impact sur l’économie : consommation des ménages, recettes fiscales et la balance des paiements

Indicateurs macro-économiques

Visionnement de la vidéo de présentation

Concept de valeur ajoutée (voir la vidéo)

  • Utilisée dans le calcul du PIB
  • Supplément de valeur apporté par une entreprise dans un processus de fabrication mettant en jeu plusieurs intervenants
  • Exemple : valeur ajoutée d’une voiture = valeur de la voiture moins celles des pièces
  • Le taux de valeur ajoutée est celui qui fait l’objet de la TVA

Indicateurs économiques (voir la vidéo)

  • Economie : science de la connaissance des phénomènes de production, de distribution et consommation des richesses et biens matériels.
  • Micro-économie : économie d’une entreprise (agents économiques individuels, centres de décision autonomes)
    • guide la décision des agents économiques (minimiser les coûts, maximiser les profits)
  • Macro-économie : comprendre la résultante globale du comportement de l’ensemble des acteurs
    • guide les choix des décideurs nationaux en matière de politique économique (politique monétaire, fiscalité, politique sociale, législation du travail, la recherche, la lutte contre l’inflation et le chômage)
  • La politique économique est au centre du débat politique. L’énergie doit être considérée comme un facteur fondamental de production au même titre que le capital, le travail et les ressources naturelles.
  • Nécessité de disposer d’indicateurs globaux si possible comparables (d’un pays à l’autre, d’une année à l’autre). Il n’existe pas d’indicateur fidèle et non biaisé.
    • Le plus utilisé : Produit Intérieur Brut (PIB) = somme des valeurs ajoutées des branches augmentées de la TVA grevant les produits et les droits de douane
      • Mesure le niveau de l’activité économique
      • Mais deux inconvénients
        • toutes activités donnant lieu à échange monétaire, qu’elles soient utiles ou non (accidents automobiles, frais médicaux qui augmentent)
        • seules activités rémunérées et comptabilisées (travail bénévole, prélèvements gratuits sur la nature, travail au noir non pris en compte)
      • Nécessité de corriger les valeurs officielles du PIB

Structure du PIB, PNB, RNB – Limites de ces indicateurs (voir la vidéo)

  • Produit national brut (PNB) : mesure la production intérieure et extérieure totale d’un pays = PIB + rémunération des résidents reçues de l’étranger – versements effectués à des non-résidents. Reflète mieux que le PIB la richesse nationale mais moins bien la production.
    • Écarts sensibles pour les pays disposant d’importants avois financiers à l’extérieur (PNB > PIB) et les pays fortement endettés qui doivent prélever sur leur production intérieure le montant du remboursement des emprunts (PNB < PIB, cas de la Grèce en 2011). En France, PNB voisin de son PIB
  • Valeurs du PIB et du PNB sont représentatives de l’activité d’une année et non représentatives de l’ensemble des biens et des richesses accumulées et disponibles dans un pays. Il serait nécessaires de disposer d’indicateurs patrimoniaux qui n’existent pas.
  • On sait repérer la production d’un bien ou d’un service mais on ne connait ni sa durée de vie, ni l’évolution de sa valeur. Certains pays en développement on vu une croissance rapide de leur PIB par habitant au cours des dernières années. Mais ils doivent constituer un patrimoine conséquent pour être considérés comme « développés ».
  • PIB et PNB ne prennent qu’imparfaitement en compte les aspects sociaux => ne doivent pas être utilisés comme mesure du succès du développement.
  • PNB devenu RNB (en 1993). Le PIB étant global, il ne donne aucune information sur le type d’activité économique ou sa répartition par branche => désagréger le PIB.
    • Autrefois :
      • secteur primaire => matières premières : agriculture et mines
      • secteur secondaire => transformation des matières premières
      • secteurs tertiaire => services
    • Aujourd’hui :
      • secteur industriel => extraction minérale, travaux publics, bâtiment, gaz, eau et électricité. En pourcentage de l’activité économique globale : pic dans les années 60 ; décroissance depuis.
      • secteur agricole : forte diminution au XXème siècle
      • secteur des services (ex-tertiaire) : forte augmentation depuis les années 60.

Prise en compte de l’inflation, de la population – comparaisons internationales (voir la vidéo)